La multinationale Aracruz Celulose (à capitaux norvégiens et brésiliens) s’est installée dans l’État d’Espírito Santo en 1967 avec des subventions et avantages donnés par le régime militaire (période la plus dure de la dictature brésilienne). Elle s’est établie dans une région rurale, composée de diverses populations traditionnelles, autochtones (Tupiniquim et Guarani) et quilombolas (descendants d’esclaves africains). La majeure partie de la forêt Mata Atlântica (154 000 hectares) a été abattue et remplacée par une monoculture d’eucalyptus.

La transformation de l’environnement a des conséquences désastreuses sur les communautés, dont le mode de vie était basé sur les ressources naturelles disponibles. Elle rend impossible d’y vivre, d’y pêcher, d’y extraire du bois pour construire des maisons, d’y cultiver pour assurer leur auto-alimentation. L’expropriation dont les communautés ont été victimes a été fondée sur des documents du cadastre (dressant l’état de la propriété foncière d’un territoire). Elle était toutefois illégale car ceux-ci étaient caducs.

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FASE- Brésil

