Journée Internationale de la femme au Cameroun

Rites de veuvage et violations de droits humains

mardi 13 mars 2012 par Assoal

Campagne de lutte contre les rites de veuvages : document produit par l’ALVF (Association de Lutte contre les violences faites aux Femmes)

L’environnement culturel de la plupart des pays en Afrique est dominé par un ensemble de pratiques culturellement acceptées mais juridiquement répréhensibles telles que les rites de veuvage, l’excision, les mariages précoces etc…. Le Cameroun n’échappe pas à cela et aux rangs de ces pratiques, on peut citer la « les rites de veuvage » qui constituent du point de vue de la loi, une succession de violations des droits humains. Les rites de veuvage sont un rituel imposé au survivant d’un couple à la mort de son conjoint. Toutefois quand il s’agit de la femme, c’est un ensemble de violences psychologiques et physiques alors que le traitement adressé aux hommes relève d’avantage du symbole et n’a rien de violent en soi. Au plan régional et international il existe également des dispositions juridiques qui condamnent de tels actes qualifiés de « pratiques culturelles néfastes » à l’instar de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et le protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes signés et ratifiés par le Cameroun.

Les auteurs de telles pratiques ne sont malheureusement pas inquiétés et jouissent d’une immunité conférée par les victimes elles-mêmes du fait de leur inaction manifestée par une absence de plaintes. Celles-ci, justifient leur inertie par le fait qu’elles sont assujetties à la tradition et acceptent malgré elles, leurs souffrances et les autres abus y consécutifs. De même le système d’impunité institutionnalisé ne facilite pas leur propension à se défendre ou à saisir les juridictions existantes.

Les approches sociologiques et anthropologiques généralement utilisées démontrent à suffisance les travers qui sont aujourd’hui légion dans les pratiques des rites de veuvage. Cependant, une approche juridique innovante dans le domaine, pourrait davantage laisser voir la gravité de tels actes.

La présente brochure se veut d’une part, être une présentation de la réalité des violences ritualisées et d’autre part, un instrument d’information et de sensibilisation sur les conséquences juridiques à l’endroit des auteurs et les voies de recours des victimes.

Au Cameroun, la Constitution du 18 janvier 1996, reconnait dans son préambule que « toute personne a droit à la vie et à l’intégrité physique et morale. Elle doit être traitée en toute circonstance avec humanité. En aucun cas, elle ne peut être soumise à la torture, à des peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants ».

En l’absence de disposition sur une violation précise dans le Code Pénal camerounais, la victime peut recourir à l’ensemble d’instruments régionaux et internationaux sur les droits de l’homme signé et ratifié par le Cameroun.

Pour une meilleure lisibilité, la brochure est composée ainsi qu’il suit : la pratique d’un acte accompli lors du rituel de veuvage, les risques encourus par la/les victime(s), les droits violés et les sanctions pénales et pécunières y afférentes.

Elle présente également, sans exhaustivité, un arsenal de textes aux niveaux régional et international pouvant être invoqués par la/les victime(s) ou toute(s) personne(s) ayant intérêt et qualité à agir.

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Documents joints

Rites de veuvage et violations de droits humains

13 mars 2012
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