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Le droit à la terre de la population tribale du Kerala, Inde - [Agir pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels]

Le droit à la terre de la population tribale du Kerala, Inde

Etat des lieux

vendredi 29 juillet 2011 par Fedina

La minorité ethnique du Kerala, les tribaux, constituent un pour cent de la population de la région. La création de la région (état) en 1956 et son découpage en quartiers qui s’est fait de manière horizontale, laisse les populations tribales du Kerala éparpillées, et ce, particulièrement dans les zones vallonnées. A l’époque de la pré-indépendance, Ils font face à des problèmes de territoire, leurs terres ancestrales étant dépossédées par les habitants des plaines. PANIYA, les laboureurs, constituent une grande partie des 37 tribus de cet état (région).

La négligence des politiques traditionnelles et régionales, leur exploitation par les communautés les plus puissantes, leur manque d’éducation, leur accès refusé aux terres arables, aux vivres, ainsi qu’aux soins, ont rendu la vie difficile et malheureuse aux tribaux du Kerala, ainsi que dans d’autres provinces Indiennes.

L’état du Kerala vota l’acte De restitution des terres tribales aliénées " Alienated tribal land Restoration Act", en 1975, en concordance avec le programme d’urgence (en 20 points) du premier Ministre Indien de l’époque, Smt. Indira Gandhi. Présentant ce projet de loi dans la législation régionale, le Ministre de l’économie du Kerala de l’époque proclame que le gouvernement traitera toutes les terres tribales aliénées comme des ’biens volés’ et assura la restitution de toutes les terres perdues depuis le 26 Janvier 1960. Cet acte fut, à juste titre, inclue dans le Neuvième amendement de la Constitution Indienne. Malgré cela, l’acte en question n’est mis en exécution ni par le gouvernement régional de l’époque, ni par les gouvernements qui succèdent, de LDF ou de UDF, les partis dominants au Kerala.

Les problèmes des tribaux s’aggravent avec l’absence de terres arables et la constante baisse des salaires dans le secteur agricole, en crise suite aux POLITIQUES ECONOMIQUES DE NOUVELLE GENERATION, Libéralisation, privatisation, Globalisation ( LPG).

A partir de 1986, Le gouvernement du Kerala essaye à de nombreuses reprises de contourner l’acte de 1975 par le biais d’amendements et d’ordonnances. Mais en 1988, une pétition demandant la mise en application de l’acte de 1975 est lancée par Dr. Nalla Thampi Thera de la Haute Cour Du KERALA, bloquant toutes les tentatives de contournement de l’acte par le gouvernement.

MUTHANGA, un point de repère MUTHANGA, lieu symbolique

En 2001, une pauvreté extrême ainsi qu’une famine menant à de nombreuses morts dans les zones tribales du Kerala, précipite le soulèvement des tribaux, menés par Smt.C.K Janu, un nouveau chef tribal issu de la communauté PANIYA, dans le Quartier Général régional à Thiruvananthapuram. Le Adivasi Dalit samara Samiti( ADSS) qu’elle mène peut braquer l’attention nationale et international sur l’aliénation des tribaux au Kerala. Ainsi, le 48e jour de la grève ’Shelter hut’, A K Antony, le chef ministre du Kerala à l’époque, signe un accord avec Ck JANU pour donner progressivement un peu d’hectares de terres à la population tribale du Kerala. Suite à cela, 600 familles, (un pour cent des familles tribales identifiées comme éligibles pour des terres) ont bénéficié d’un total de 950 hectares de terres dans le district de Idukki en Janvier 2002. Même ce maigre compromis mena à des controverses avec les ministres de la Foret et de l’économie, qui s’y opposaient.

Les demandes incessantes pour l’allocation de terres de l’organisation tribale menée par CK JANU restent sans réponse. Ainsi, le 4 Janvier 2003, environ 500 tribaux, dont des femmes et des enfants, menés par CK JANU, sont rentrés dans la foret de Muthanga and la Biosphère de Neelgiri et y ont construits des huttes, creusés des puits et commencé à cultiver. Bien sur ; cette nouvelle forme d’agitation a attiré l’attention du gouvernement à tous les niveaux. Le gouvernement régional tenta d’expulser les tribaux le 17 février, mais la communauté résista et le 19 Février, la police d’état expulsa violemment les tribaux, chargeant la foule, lançant des lacrymogènes et tirant, causant un mort, la disparition de plusieurs tribaux, l’arrestation des autres et la mort d’un policier. C K Janu et ses fidèles furent torturés en garde à vue et la police organisa une pure violation des Droits de L’homme notamment en refusant l’accès aux médias sur le site. Avec pour cout le sang de tant de tribaux, les problématiques tribales ont reçu de l’attention de la communauté internationale, mais tous les partis au Kerala sont soudés dans l’aliénation des tribaux.

SCENARIO ACTUEL

A présent, les tribaux qui se sont battus pour des terres sont face à des sanctions sous de nombreuses sections du Code Penal Indien, au tribunal CBI de Kochi. De l’eau est passé sous les ponts, les gouvernements se sont succédés, mais les Tribaux du Kerala restent dans l’obscurité. En 2006, Le gouvernement UDF, mené par le Congrès National Indien, perd le pouvoir face au LDF, mené par le Parti Communiste d’Inde Marxiste (CPIM). L’organisation tribale, ADIVASI GOTRI MAHASABA ( AGM), menée par CK JANU, même si pas un parti reconnu, conteste les deux partis dans certaines provinces et réussi à obtenir quelques milliers de votes dans les sondages. CPIM, le parti en tête du gouvernement de gauche en 2006, essaya pendant tout ce temps de faire croire à une volonté d’aider la cause des tribaux en organisant des luttes pour des terres sous l’égide de ADIVASI KSHEMA SAMITI (AKS). Mais ils ne prennent aucune mesure plausible ou responsable engagée à l’allocation de terres aux tribaux.

Ils continuent de tromper les organisations et mouvements tribaux avec de fausses déclarations et se comportent comme les seuls avocats de toutes les luttes, qu’elles soient pour les droites de l’homme ou les droits tribaux. Ceci est très visible dans leur Ordre de Gouvernement en 2009, dans lequel ils déclarent que seuls les tribaux dépourvus de toute forme de terre (même pas un cent) pourront être éligibles pour des terres. " Y aura-t-il quelqu’un comme ça.... ?" demande CK JANU. Et elle dit que les tribaux vivant en colonies auront le plus souvent quatre cents de terre, sur laquelle ils auront leurs huttes et qu’ils ne seront pas éligibles pour des terres selon cet Ordre de Gouvernement. La traitrise de CPIM à la cause des tribaux est évident et la demande des tribaux pour des terres arables reste ignorée.

Le Indian NATIONAL CONGRESS ; pour sa part, à la tête du gouvernement UDF arrivé au pouvoir en Mai 2011, a été très maligne quant à utiliser cette crise et a réussi à récupérer bon nombre de votes tribales (même s’ils restent négligeables), particulièrement dans à Wayanad, le district dans le Kerala qui compte la population tribale la plus grande (même si cela ne représente que un cinquième de la population totale du district). Les 3 sièges de l’assemblée de Wayanad sont pris par l’UDF et pour la première fois dans l’histoire du Kerala, une femme tribale, de Mananthavadi (la seule représentante féminine de la majorité à l’assemblée d’état) est devenue une ministre d’état. Les terres et d’autres sujets cruciaux des tribaux du Kerala restent irrésolus, vu que les partis politiques majeurs sont justes concernés par l’apaisement des votants du Kerala, dont les tribaux ne font pas réellement partie. Quant aux organisations du peuple, ils essayent d’organiser des choses pour les tribaux mais quand la période du projet s’achève, les abandonnent à mi chemin. Ces organisations semblent manquer de volonté et de vision politique pour porter les problématiques tribales avec persistance. Même les medias n’y portent que peu d’intérêt. Ainsi, le vrai chemin politique à prendre afin de gérer la cause tribale du Kerala est mis en danger par la menace du CPIM ou par les autres intérêts du congrès et le manque de volonté politique des organisations du peuple.

La plupart des tribaux du Kerala sont devenus des employés agricoles et sont sous payés. Il est vrai que leur droit à la terre est important, mais en même temps, il reste crucial que leurs droits dans le secteur de l’agriculture soient respectés, qu’un syndicat pour les travailleurs tribaux soit formé, qu’ils gagnent correctement leurs vies et que le National rural employment garantee act (NREGA) soit respecté.

Par TOMY JACOB traduit de l’anglais par Sonia Ashbee


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