Ses origines

mercredi 24 décembre 2008

Les droits économiques, sociaux et culturels (DESC) sont trop souvent négligés par les Etats alors qu’ils ont des obligations en la matière, issues notamment des conventions internationales qu’ils ont signées.

Actuellement, le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (PIDESC) est peu appliqué par les Etats qui l’ont ratifié. Plusieurs explications sont possibles : le manque de volonté politique paraît évident, dû principalement à une mauvaise utilisation des ressources, à la pression exercée par les grandes multinationales et les institutions financières internationales. Le système inhérent au PIDESC est également un frein à la bonne application des droits, puisque tant que le protocole additionnel à ce pacte (adopté le 10 décembre 2008) ne sera pas entré en vigueur, aucune plainte individuelle ou collective ne pourra être déposée auprès du Comité DESC des Nations Unies.Il faut noter aussi le manque d’actions conjointes gouvernement - société civile, pour l’application large des droits humains, dans le but d’une meilleure gouvernance. Enfin, l’opinion publique internationale ignore trop souvent les situations graves de violations des droits humains, et n’exerce donc pas suffisamment de pression.

Pour que les droits économiques, sociaux et culturels soient respectés, la société civile doit donc mener des actions auprès de trois acteurs principaux : les gouvernements, les Nations Unies et les multinationales. Elle doit donc disposer des connaissances nécessaires, et des méthodes appropriées. Chaque région du monde évolue dans un contexte différent : la société civile de chaque pays a une stratégie de revendication des droits en conséquence. Et les méthodes utilisées sont souvent réutilisables dans d’autres pays.

La mise en place d’une dynamique entre associations de différentes régions du monde.

Partant de ce constat, Terre des Hommes France, Juristes-Solidarités (France), Fedina (Inde) et le Réseau Aoudaghost (regroupant des associations du Mali, du Togo, du Bénin et du Sénégal) se sont rassemblés pour mettre en place un programme d’envergure internationale et permettre l’échange et la capitalisation d’expériences des sociétés des Suds sur les méthodes d’exigibilité des droits économiques, sociaux et culturels. Aussi le programme propose une formation des acteurs sociaux par les acteurs sociaux, entre pays des Suds : les méthodes pratiquées en Asie pourront être enseignées en Afrique, et vice versa. Les acteurs d’Amérique latine, ayant un contexte politique bien particulier, et une organisation sociale déjà fort avancée, sont sollicités dans ce programme en tant que consultants / formateurs.

Sont associées plusieurs autres associations partenaires de Terre des Hommes France et Juristes-Solidarités, qui mettent en œuvre des projets visant à améliorer la situation des personnes marginalisées, en adéquation avec les contextes locaux. Ce sont essentiellement des projets de formation et de sensibilisation des populations exclues des programmes nationaux (femmes, peuples indigènes, travailleurs ruraux, intouchables, etc.). Elles sont sensibilisées sur leurs droits, sur les lois de leur pays, de leur Etat fédéré, de leur commune, etc. Elles sont ensuite formées à la revendication de l’application de leurs droits : en dialogue avec les administrations publiques lorsque cela est possible, elles s’organisent et forment des alliances pour être plus fortes.


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