3000 calories par jour et par personne, un toit, des habits, l’accès à la santé, la scolarisation des enfants : c’est ce qu’il faut, au minimum, à tout un chacun pour vivre et faire vivre sa famille. C’est pourtant très loin de ce que peuvent se permettre les travailleurs du textile en Asie.
Le 7 octobre dernier, à l’occasion de la journée du travail décent, les travailleurs de toute l’Asie ont annoncé le lancement officiel de la campagne Asia Floor Wage (Salaire minimum en Asie), pour revendiquer un salaire minimum décent pour les travailleurs du textile.
Créée en 1983, FEDINA (Fondation pour les innovations éducatives en Asie) est une organisation laïque non gouvernementale à but non lucratif dont le siège se trouve à Bangalore. Elle a pour objectif d’accompagner les populations opprimées et exclues de la société afin qu’elles soient en mesure de faire valoir leurs droits.
La première formation internationale dans le cadre de notre programme s’est réalisée du 14 au 17 avril 2008 à Bamako (Mali). Les thèmes suivants ont été abordés : les différentes étapes de mobilisation de la société civile autour des DESC (création d’une plateforme DESC, mise en place d’indicateurs avec enquêtes participatives et collecte des données, lobbying et plaidoyer), élaboration et présentation d’un rapport alternatif et participation à la création et/ou modification des lois.

La deuxième formation de ce programme a eu lieu à Bangalore en Inde en juin 2009. Elle a abordé les thèmes suivants : mobilisation en mouvement social élargi, suivi des recommandations du Comité DESC, suivi des pratiques administratives et judiciaires, mobilisation autour de la ratification du protocole facultatif au PIDESC.
De Calcutta à Bangalore, afin de restructurer et de redorer l’image des grandes villes, le gouvernement indien multiplie les démolitions des bidonvilles. Des milliers de familles se retrouvent ainsi expulsées de leurs habitations, sans que d’autres logements ne leur soient proposés. Face à cette situation, la population et les organisations, dont Fedina, partenaire de Frères des Hommes, se mobilisent. Pour Fedina, la lutte pour le droit à l’accès au foncier en milieu urbain s’impose aujourd’hui comme l’une des principales priorités de l’année 2010.
L’équipe culturelle de Fedina et la Fédération d’associations des retraités Okkuta ont manifesté leur colère samedi 27 juin 2009 devant cet hôpital.
Des pancartes, des tracts et surtout 20 minutes de représentations, de chants, danses et saynètes ont permis de dénoncer les mauvais traitements, le manque de soins et les discriminations dont sont victimes les populations pauvres et les personnes âgées au sein même des hôpitaux publics.

Plus de 500 retraités ont participé à une journée de mobilisation dans les rues de Bangalore, au sud de l’Inde, le 1er octobre dernier, à l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées.
Après un défilé sur les boulevards de la ville, la journée a été ponctuée d’interventions des militants et des avocats, mais aussi d’interludes de musique et de théâtre.
Nous sommes dans le sud de l’état de l’Andhra Pradesh. Dans le village de Company, du nom donné par les colons britanniques du temps où ils y faisaient du commerce, une vingtaine de familles tribales Yanadi habitent dans des huttes, à la lisière de la forêt. (...) Aujourd’hui, leur présence est menacée. Le ministère en charge des forêts ne leur a toujours pas délivré de titres de propriété, contrairement à la loi en vigueur. Et à cause de cela, les habitants de Company n’ont pas accès aux programmes gouvernementaux qui permettraient d’avoir des points d’eau, de l’électricité et des produits de base subventionnés pour les plus pauvres.
Anjali pose avec ses trois garçons devant sa maison, coincée entre les égouts à ciel ouvert et un terrain marécageux privé. Nous sommes dans le quartier de Rajendanagar, au coeur de l’immense bidonville de Koramangala à Bangalore. Les parents d’Anjali ont fuit la pauvreté des campagnes du Tamil Nadu il y a plus de 40 ans. Anjali en a 37, et n’a jamais connu que la vie dans les bidonvilles de cette mégalopole du sud de l’Inde.
Son travail ? Journalière dans le bâtiment. Tous les jours, elle se bat pour faire vivre sa famille. Mais elle ne trouve du travail que très irrégulièrement, dans des entreprises différentes, pour un ou quelques jours.
Oser aller voir les autorités locales pour demander des points d’eau dans le village, un titre de propriété pour les terres cultivées depuis des générations, ou encore l’accès aux temples, comme le reste de la population ? Pas un des 1400 habitants du quartier dalit du village de Thettu n’aurait osé, il y a quelques années. Pourtant, la Constitution de 1950 interdit toute discrimination en raison de l’appartenance à une caste. Les dalits ont donc théoriquement les mêmes droits que le reste de la population.
Tabassum Dy n’a que 19 ans. Pourtant, elle est déjà l’un des membres les plus actifs du groupement villageois créé au printemps 2009 à l’initiative de Fedina, dans le village de Dadubai Palya situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bangalore.
Défendre les droits économiques, sociaux et culturels : en Inde, comme aux Philippines, ce sont les associations qui peuvent le faire, alors que les autorités publiques continuent de violer ces droits au quotidien.
Retour sur la rencontre régionale ASIE qui a eu lieu à Bangalore en mai 2009.
Près de 25 défenseurs des droits de l’homme venant des Philippines, du Sri Lanka, de l’Inde, et de Chine se sont réunis du 24 au 27 février 2010 dans la ville de Quezon aux Philippines afin de procéder à un échange d’expériences, d’histoires, de points de vue et de méthodes sur la manière de défendre les droits économiques, sociaux et culturels (DESC) tels que le droit à l’alimentation, au logement, à l’éducation, à la santé, à la sécurité sociale et au travail.
Ce programme international de formations aux méthodes d’exigibilité des DESC regroupe des associations du Bénin, Cameroun, France, Inde, Mali, Philippines, Sénégal et Togo, toutes impliquées dans les droits économiques, sociaux et culturels (DESC). Nous avons entrepris de mettre nos expériences en commun, notamment à travers ce site, pour renforcer mutuellement nos compétences et en faire profiter d’autres acteurs. Sont partenaires de ce programme : ASSOAL (Cameroun) Association de Lutte contre les (...)
FEDINA travaille avec des populations marginalisées et des travailleurs du secteur informel dans les bidonvilles de Bangalore, Bijapur et Tumkur. Elle soutient des organisations qui œuvrent auprès de ces travailleurs, en prêtant une attention particulière aux travailleurs dalits, aux tribaux et aux femmes dans les 5 États du sud de l’Inde.
Une illustration d’une mobilisation de la société civile en mouvement social élargi est la campagne nationale pour que les travailleurs du secteur informel bénéficient d’une sécurité sociale (Social Security Now) lancée en 2006 en collaboration avec le Centre for Education and Communication et d’autres organisations. Le consortium réunissait au départ 14 organisations de différentes régions de l’Inde, il en compte actuellement plus de 500 : mouvements populaires, syndicats, organisations de la société civile, associations agricoles, etc.
Notre partenaire FEDINA fédère des groupes travaillant pour la défense des droits humains mais chacun d’eux a sa spécificité. Ces groupes ont des animateurs qui interviennent auprès des populations pour les former. Dans ce cadre, le théâtre de rue est un outil de sensibilisation.
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